My French Romance: Salut, je nous présente, nous ne sommes pas un magazine mais un fansite français qui a été cité sur votre site officiel.
Gerard: Ah ouais je crois que j'y suis allé !
My French Romance: Bienvenue en France, désolé qu'il pleuve déjà...
Gerard: C'est pas grave, t'en fais pas.
My French Romance: Comment vous faites face à l'explosion My Chemical Romance auquel vous êtes exposés ?
Frank: En fait c'est quelque chose qui est arrivé tout d'un coup. On ne l'a pas remarqué jusqu'à très récemment.
Gerard: Ouais on était très occupé, mais ça devient très éloigné de la réalité, mais je sais même pas si c'est la réalité si t'y penses, tu vois ce que je veux dire ? Tu garde les pieds sur Terre parce-que tu sais pas vraiment ce qu'il se passe. C'est si rapide, et tu travailles si dur, si longtemps que t'as pas le temps de t'arrêter et de regarder pour voir ce qu'il se passe. Il y a quand même des choses comme faire la couverture de Spin Magazine ou alors passer chez David Letterman qui nous font réaliser ce qui se passe, mais à part ça on voit pas tellement ce qui se passe.
Frank: Il y à beaucoup plus de monde qui viennent au concert mais on a pas l'impression que quelque chose a changé.
Gerard: La seule chose qui a changé que j'ai un peu remarqué, mais c'est quelque chose de génial, c'est que plus de monde vient mais j'ai l'impression qu'ils deviennent plus fous pendant les concerts. Le public est à nous maintenant alors qu'avant il était à quelqu'un d'autre, et quand on faisait des têtes d'affiche on avait encore l'impression qu'il était à quelqu'un d'autre qui était juste un peu curieux alors que maintenant il est à nous, c'est ça la différence.
My French Romance: Est-ce que vous en avez marre que les gens vous jugent à cause de votre apparence plutôt qu'à cause de votre musique ?
Frank: Ouais...
Gerard: Ouais, quand même parce que tu vois c'est pas un look calculé qu'on a, c'est quelque chose qui a évolué au cours du temps. Tu commence à « vivre » ton groupe et tes chansons chaque soir donc t'essayes de refléter ce que tu fais, ce que tu chantes et ce que tu joues. ça craint vraiment d'être jugé là-dessus et d'être appelé un groupe goth ou quelque chose, juste parce qu'on met du maquillage et qu'on est habillé en noir alors qu'on est tout simplement des fans de Bowie, tu vois moi je suis un gros fan de groupes goth, je sais pas c'est bizarre, et il y a des fois où je préfère qu'on nous appelle un groupe goth-punk, c'est dur...
Frank: Moi je crois que je suis plutôt fatigué que les gens nous jugent parce qu'ils croient nous connaître, parce qu'ils nous ont vu à la télé ou ont lu un article sur nous dans un magazine plutôt que de voir la manière dont on s'habille. Tu vois les gens lisent certaines choses ou lisent ce que d'autres gens pensent de nous et ensuite se disent qu'on est comme ça, pas vraiment les fans mais les gens qui sont les amis d'autres amis qui croient qu'ils vous connaissent et savent comment vous êtes, c'est dça qui me fait marrer.
Gerard: Ouais ces gens, avant de les rencontrer ils savent déjà tout sur toi mais ne savent rien de ce que tu es en tant qu'être humain. Ils ont une idée en tête que t'es sois un super héros ou un gros naze et essayent de déterminer lequel t'es.
Frank: Ouais, c'est jamais au milieu c'est l'un ou l'autre.
My French Romance: Pourquoi les gilets pare-balles ?
Gerard: C'est marrant parce que on a la chanson It's Not A Fashion Statement, It's A Deathwish et si on avais eu un « Fashion Statement » (déclaration de mode) et bien ça aurait été la seule chose. Moi je l'ai toujours vu comme notre groupe étant indestructible, il est pare-balles, on ne peut pas le détruire, c'est très simple.
Frank: C'est une réflexion de comment on se sent sur scène, on est là haut tout seul, contre le monde et personne ne peut toucher ça, c'est symbolique.
My French Romance: Vous pensez quoi des fans français ?
Gerard: Ils sont phénoménaux ! On a juste pu les expérimenter une fois, la dernière fois qu'on était à Paris.
Frank: Ouais, c'était tellement bien.
Gerard: C'est un de ces concerts dont t'as besoin en tant qu'être humain, on en avait vraiment besoin.
Frank: Ce jour là était très agité pour nous, on a pas eu l'occasion de faire grand chose, on était bloqué dans la salle toute la journée en train de faire des interview pour la presse et on avait été sur la route toute la nuit, c'est un de ces voyages où tu fais un truc après un autre sans arrêt. Là on avait envie de faire un très bon concert et ce soir là on a joué à Paris et ça m'a épaté !
My French Romance: Merci d'être revenu chez nous si tôt !
Gerard: Ouais de rien ! Comment tu crois que ça sera ce soir ?
My French Romance: A peu près la même ambiance je pense... Sinon vous pouvez nous en dire plus sur votre prochain album ?
Frank: Bah il est en train d'être écrit là...
Gerard: On a fait un long chemin en tant que compositeurs et grace à ça c'est plus simple d'écrire les chansons maintenant que quand on écrivais celles de Three Cheers For Sweet Revenge sur cet album on était en train de garder l'équilibre, on essayait de remplir l'espace entre un groupe qui faisait du punk-hardcore et un groupe qui voulait toucher beaucoup de monde mais aussi de se dévoloper soi-même. On ne l'a pas écrir seulement pour toucher beaucoup de monde, c'est ce qu'on voulait devenir, on a voulu mélanger un genre de rock arena qu'on a admiré avec du punk pour voir si ça pouvait marcher et maintenant vu qu'on a compris le truc, et ça a pris tout un album pour comprendre, tout est plus simple et on a déjà écrit huit ou neuf chansons du prochain album que nous voulons sortir prochainement.
Frank: Sur cet album on aura beaucoup plus de chansons à choisir, ça sera la crème de la crème !
My French Romance: J'ai eu l'occasion d'interviewer Quinn et Branden de The Used et de leur parler de votre relation, ils ont dit beaucoup de belles choses sur vous et ont prononcé des phrases comme "une vraie famille » par exemple. Vous pouvez nous parler de cette relation?
Frank: En fait, il y a un petit moment, le tour manager de The Used a découvert notre groupe sur internet. Il a écouté ce qu'on faisait et a vraiment aimé, dès qu'il avait le temps il prenait l'avion pour venir nous voir, il a montré notre groupe au leur, ils nous ont aimé et on a fait un concert à Chicago dans la salle « The Metro », c'était un concert énorme pour nous parce-qu'on faisait plutôt des concerts dans des garages ou des petits concerts ici et là.
Gerard: On a conduit depuis le New Jersey rien que pour ce concert, c'était quelque chose comme 18 heures de route.
Frank: Ouais c'est à mi-chemin à travers le pays pour aller jouer ce concert et c'était un concert incroyable et à partir de là ils nous ont demandé de faire la tournée.
Gerard: Ils nous ont énormément aidé, et en ayant été en tournée avec eux on a développé une relation très proche avec eux parce-que on vit ensemble quasiment ce qui est génial. Ça faisait un concert énorme parce-que nous n'avions rien de semblable, mais la mentalité derrière, tout ça était semblable.